L'agrivoltaïsme est une installation photovoltaïque qui contribue durablement à une production agricole sur la même parcelle (loi n°2023-175 du 10 mars 2023). Pour être qualifié d'agrivoltaïque par le décret n°2024-318 du 8 avril 2024, un projet doit maintenir l'activité agricole (perte de rendement limitée à 10 % par rapport à une parcelle témoin) et lui apporter un bénéfice (ombre, protection contre les intempéries, bien-être animal). La couverture du sol par les panneaux est plafonnée à 40 %.

10 %
perte de rendement max
vs parcelle témoin
40 %
couverture du sol max
surface sous panneaux
2
conditions à remplir
maintien + bénéfice agricole
2024-318
décret de référence
du 8 avril 2024

Décret du 8 avril 2024 : ce qu'il faut retenir

Le décret n°2024-318 du 8 avril 2024 applique l'article 54 de la loi APER (n°2023-175). Il donne un cadre clair aux projets, pour concilier production d'énergie et préservation de l'agriculture. Ses mesures principales :

  • Perte de rendement plafonnée à 10 % : le projet doit assurer au moins 90 % du rendement d'une parcelle témoin comparable ;
  • Couverture des sols limitée à 40 % : les panneaux ne doivent pas couvrir plus de 40 % de la surface (sauf technologies éprouvées) ;
  • Bénéfice agricole obligatoire : ombre, protection contre les intempéries, amélioration du bien-être animal ;
  • Encadrement du photovoltaïque au sol : des documents-cadres départementaux fixent les surfaces éligibles ;
  • Contrôles stricts : suivi régulier de la production agricole, sous peine de sanctions.

Qu'est-ce que l'agrivoltaïsme ?

L'agrivoltaïsme installe des panneaux solaires sur une parcelle qui conserve sa vocation agricole. L'objectif : optimiser l'usage de la terre en combinant récolte (ou élevage) et production d'électricité, pour un revenu complémentaire stable. On distingue deux grandes familles.

Agrivoltaïsme de culture

Des panneaux au-dessus des cultures (vigne, maraîchage, arboriculture). Ils apportent de l'ombre, réduisent l'évaporation de l'eau et régulent la température du sol, ce qui peut protéger le rendement lors d'épisodes climatiques extrêmes.

Agrivoltaïsme d'élevage

Des panneaux au-dessus des zones de pâturage. Ils offrent de l'ombre aux animaux, régulent la température ambiante et améliorent le bien-être animal, tout en produisant de l'électricité renouvelable.

Les différents types de projets agrivoltaïques

Ombrières fixes

Structures en hauteur adaptées à de nombreuses cultures (céréales, légumes), offrant une protection contre les intempéries tout en laissant passer la lumière.

Ombrières dynamiques (trackers)

Panneaux orientables qui ajustent l'ombrage selon les besoins de la culture. Voir le tracker solaire.

Serres photovoltaïques

Serres dont la toiture intègre des modules photovoltaïques, idéales pour les cultures appréciant un léger ombrage. Voir la serre photovoltaïque.

Centrales au sol

Projets de grande envergure associés au pâturage sur prairies permanentes. Voir la ferme solaire et le champ photovoltaïque.

Quels sont les avantages de l'agrivoltaïsme ?

L'agrivoltaïsme apporte deux bénéfices majeurs à l'exploitant : un revenu complémentaire stable et prévisible sur le long terme, et une amélioration des conditions agronomiques de la parcelle. Selon les retours documentés par l'INRAE et l'ADEME, l'ombrage des panneaux peut, pour certaines cultures, protéger le rendement face aux aléas climatiques :

  • Réduction de l'évaporation de l'eau du sol, précieuse en climat chaud ;
  • Protection contre la grêle, les fortes pluies et les excès d'ensoleillement ;
  • Régulation de la température du sol, bénéfique aux cultures sensibles à la chaleur ;
  • Résilience accrue de l'exploitation grâce à une source de revenus diversifiée.

Des freins subsistent, notamment l'investissement initial élevé et la nécessité de garantir le maintien de la production. C'est précisément l'objet du décret de 2024 : sécuriser les projets au bénéfice de toutes les parties prenantes.

Questions fréquentes sur l'agrivoltaïsme

C'est une installation photovoltaïque qui contribue durablement à une production agricole sur la même parcelle (loi n°2023-175 du 10 mars 2023). Elle doit maintenir l'activité agricole et lui apporter un bénéfice (ombre, protection, bien-être animal).

Le décret n°2024-318 plafonne la perte de rendement à 10 % (au moins 90 % du rendement d'une parcelle témoin), limite la couverture des sols à 40 %, impose un bénéfice agricole démontré et des contrôles réguliers.

Un revenu complémentaire stable sur le long terme et une protection des cultures ou des animaux (ombre, intempéries, température). Le principal frein reste l'investissement initial.

Les ombrières fixes, les ombrières dynamiques (trackers), les serres photovoltaïques et les centrales au sol associées au pâturage. Le choix dépend de la culture ou de l'élevage concerné.