Une exploitation laitière consomme en moyenne 420 kWh d'électricité par vache et par an pour la traite, soit environ 61 Wh par litre de lait livré (source : Institut de l'élevage). Près des trois quarts de cette consommation se concentrent sur deux postes : le refroidissement du lait (tank à lait, à lui seul 50 %) et la production d'eau chaude pour le nettoyage. La pompe à vide complète le trio. À l'échelle nationale, l'agriculture consomme 7,7 TWh d'électricité par an (Insee, 2021).

7,7 TWh
d'électricité par an
agriculture France (Insee 2021)
~ 420 kWh
par vache et par an
soit 61 Wh/L de lait
~ 200 kWh
pour le tank à lait
50 % de la conso de traite
~ 75 %
froid + eau chaude
les 2 postes dominants

Quelle est la consommation d'électricité des producteurs laitiers ?

Selon l'Institut de l'élevage, la consommation d'électricité moyenne dédiée à la traite dans les exploitations laitières françaises est de 420 kWh par vache et par an, soit 61 Wh par litre de lait livré. Trois équipements concentrent l'essentiel de cette dépense.

Répartition de la consommation électrique de la traite

  • Tank à lait (refroidissement) ~ 50 %
  • Production d'eau chaude ~ 25 %
  • Pompe à vide ~ 18 %
  • Autres ~ 7 %

Source : Institut de l'élevage. Répartition indicative.

Le tank à lait, premier poste

Le tank à lait consomme à lui seul environ 200 kWh par vache et par an (20 à 32 Wh/L), soit la moitié de l'électricité de la traite. Le lait sort du pis à 38 °C et doit être ramené entre 0 et 4 °C : ce refroidissement rapide mobilise un compresseur puissant, des agitateurs et des cycles de lavage, tous très énergivores.

La production d'eau chaude pour le nettoyage des équipements arrive en deuxième position (10 à 30 Wh/L selon le GIE Élevages de Bretagne et l'ADEME), suivie de la pompe à vide (environ 10 Wh/L, soit 15 à 20 % de la consommation de traite, d'après une étude de l'Institut de l'élevage de 2009).

Quel est le profil de consommation d'une exploitation ?

C5 Petites exploitations

Puissance jusqu'à 36 kVA. Éligibles au Tarif Bleu Professionnel ou à une offre de marché.

Voir le profil C5 →
C4 Grosses exploitations

Élevages importants, séchage, irrigation : puissance entre 42 et 240 kVA (ex-Tarif Jaune), tarifs horosaisonniers et offres sur devis.

Voir le profil C4 →
Gaz Maraîchage

Le chauffage des serres fait du gaz (ou du propane) le premier poste des maraîchers, avec un profil T2 ou T3 selon la surface.

Profils de gaz →

Comment réduire la facture d'électricité de votre exploitation ?

Choisir un fournisseur adapté à vos pics

Premier réflexe : comparer les offres. Une exploitation en C5 (jusqu'à 36 kVA) peut souvent passer sous le Tarif Bleu : en août 2026, l'offre la moins chère du marché pour ce profil est Ekwateur (Electricité 100% verte prix fixe Pro), à 0,1461 €/kWh HTVA en option Base. Les prix s'entendent hors taxes (HTVA). Au-delà de 36 kVA (profil C4), le prix se fixe sur devis : un courtier en énergie compare les fournisseurs et cale le contrat sur vos pics de traite, de séchage ou d'irrigation.

Agir sur les équipements de traite

Quelques gestes réduisent la consommation sans investissement :

  • Placer le tank à lait dans un local frais, ombragé et bien ventilé ;
  • Installer le groupe frigorifique à l'extérieur ou dans un local séparé du tank ;
  • Nettoyer les ailettes du condenseur tous les 3 mois pour garder un refroidissement efficace.

Le pré-refroidisseur de lait : le meilleur investissement

Un pré-refroidisseur fait circuler le lait chaud et l'eau froide à contre-courant, abaissant la température du lait à 17-23 °C avant son entrée dans le tank. Or la consommation du tank est proportionnelle à cette température : selon l'Institut de l'élevage, chaque degré gagné économise 0,5 Wh par litre.

Exemple : une exploitation produisant 500 000 litres par an qui refroidit son lait de 37 à 20 °C (soit 8,5 Wh/L économisés) évite environ 4 250 kWh par an, ce qui représente, au prix de marché actuel (~0,1461 €/kWh HTVA), de l'ordre de 621 € par an.

Optimiser le séchage et l'irrigation (céréaliers)

  • Utiliser des séchoirs à grains à haute efficacité énergétique ;
  • Récupérer la chaleur fatale issue du séchage ;
  • Adopter l'irrigation au goutte-à-goutte ;
  • Automatiser l'irrigation avec des capteurs d'humidité du sol.

Accompagnement gratuit

Faites comparer les offres d'énergie de votre exploitation

Un conseiller Selectra, partenaire de Place des Énergies, analyse votre profil (traite, séchage, irrigation, serres), compare les fournisseurs et négocie une offre adaptée à vos pics. Service gratuit et sans engagement.

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Questions fréquentes sur la consommation d'une exploitation

Selon l'Institut de l'élevage, la traite consomme en moyenne 420 kWh par vache et par an, soit 61 Wh par litre de lait livré. La fourchette va de 400 à 500 kWh/vache/an selon les équipements et les pratiques.

Le tank à lait (refroidissement), avec environ 200 kWh/vache/an, soit la moitié de la consommation de traite. Avec la production d'eau chaude, ces deux postes représentent près des trois quarts du total.

Les petites exploitations (jusqu'à 36 kVA) relèvent du profil C5 et restent éligibles au Tarif Bleu Professionnel. Les grosses exploitations (42 à 240 kVA) relèvent du profil C4. Les maraîchers chauffant des serres au gaz ont en plus un profil gaz T2 ou T3.

En comparant les fournisseurs pour caler l'offre sur vos pics, en s'équipant d'un pré-refroidisseur de lait (jusqu'à 4 250 kWh économisés par an pour 500 000 litres) et en optimisant le séchage et l'irrigation. Tous les prix s'entendent hors taxes (HTVA).