1 tonne
de CO₂ évitée ou séquestrée par crédit carbone, l'unité de référence de la compensation
5 à 50 $
la fourchette de prix d'un crédit carbone par tonne de CO₂, selon le projet et la certification
2
grands types de compensation carbone : réglementaire et volontaire
2 standards
de référence pour certifier les crédits : le Gold Standard et le Verified Carbon Standard (VCS)
Qu'est-ce que la compensation carbone ?
La compensation carbone est un mécanisme visant à neutraliser ou à réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO₂) et d'autres gaz à effet de serre (GES) d'une entité (entreprise, individu ou organisation) en finançant des projets qui réduisent ou évitent des émissions ailleurs dans le monde. En termes simples, compenser une tonne de carbone revient à garantir qu'il y ait une tonne de dioxyde de carbone de moins dans l'atmosphère qu'il n'y en aurait eu autrement.
Recommandée par le GIEC pour absorber le CO₂ émis dans l'atmosphère, la compensation carbone est censée permettre de compenser les émissions dites « irréductibles » des entreprises polluantes, c'est-à-dire des émissions supposément impossibles à réduire. Il existe deux grands types de compensation carbone, dont les obligations et les usages diffèrent sensiblement.
La compensation réglementaire
Imposée aux industries les plus polluantes des pays signataires du protocole de Kyoto. Elle s'appuie sur un système de quotas plafonnés et de mécanismes de flexibilité contrôlés chaque année.
La compensation volontaire
Adoptée librement par les entreprises pour compenser leurs émissions résiduelles via l'achat de crédits carbone, dans une logique de neutralité carbone et de responsabilité environnementale.
La compensation carbone réglementaire : quelles obligations pour les entreprises ?
La compensation carbone réglementaire concerne principalement les industries les plus polluantes des pays signataires du protocole de Kyoto. Ce dernier est un accord international qui a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Signé le 11 décembre 1997, il est entré en vigueur en 2005. Les 38 États les plus industrialisés au monde s'étaient alors engagés, pour la première fois, à réduire d'au moins 5 % leurs émissions de six gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990.
Ainsi, la compensation carbone réglementaire constitue un levier déterminant pour aider les pays signataires à respecter leurs engagements. Dans cet objectif, l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto a eu lieu conjointement à l'application du Système d'Échange de Quotas d'Émission de l'UE (EU ETS). Depuis 2005, ce système plafonne les émissions des installations industrielles les plus émettrices des 28 États membres de l'UE, rejoints par la Croatie depuis 2013. Depuis 2008, la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein, membres de la zone économique européenne, ont également intégré le système.
Les industries concernées comprennent principalement :
- les industries liées à la combustion, telles que la production électrique, le chauffage urbain, la cogénération et les raffineries ;
- les industries de production de métal, notamment celles produisant du fer et de l'acier ;
- les industries de production de ciment, de verre et de papier ;
- les industries produisant de l'acide nitrique et de l'ammoniac.
Les émissions de ces installations sont vérifiées chaque année. Pour compenser leurs émissions, les industries peuvent recourir aux trois mécanismes de flexibilité mis en place par le protocole de Kyoto :
ETS
L'Échange de Droits d'Émission
Les pays achètent et vendent des quotas sur le marché international du carbone. Les installations doivent couvrir leurs émissions par la restitution d'une quantité équivalente de quotas (EUA), donc réduire leurs émissions ou en acheter sur le marché.
MDP
Le Mécanisme de Développement Propre
Les pays industrialisés financent des projets de réduction d'émissions dans les pays en développement et obtiennent des Réductions Certifiées des Émissions (RCE) pour atteindre leurs objectifs.
MOC
La Mise en Œuvre Conjointe
Les pays industrialisés réalisent des projets de réduction d'émissions dans d'autres pays industrialisés et reçoivent des Unités de Réduction des Émissions (URE).
La compensation carbone volontaire en entreprise
La compensation carbone volontaire est une démarche adoptée par les entreprises pour compenser volontairement leurs émissions de gaz à effet de serre en finançant des projets qui réduisent ou séquestrent une quantité équivalente de ces émissions. En bref, elle consiste à absorber les émissions qu'une entreprise ne peut pas réduire en finançant un projet de réduction, de capture ou de séquestration de carbone. L'objectif est d'équilibrer les émissions engendrées par les activités humaines avec les capacités de stockage des puits de carbone naturels (forêts, océans et sols).
Par exemple, une entreprise dont l'empreinte carbone irréductible atteint 2 500 tonnes de CO₂ une année donnée peut « compenser » cette empreinte en finançant des projets qui réduisent ou capturent 2 500 tonnes de CO₂. L'entreprise s'approprie alors une baisse d'émissions réalisée par un autre acteur, ce qui lui permet de justifier la compensation de tout ou partie des émissions qu'elle continue de générer par ses activités.
La compensation carbone est devenue un outil important dans la lutte contre le changement climatique. Elle permet aux entreprises de contribuer à l'objectif de neutralité carbone mondiale en compensant leurs émissions incompressibles, tout en soutenant le développement de projets durables et la transition vers une économie bas-carbone.
Un crédit carbone est un certificat représentant la réduction d'une tonne métrique de CO₂ (ou l'équivalent en autres GES). Ces crédits sont générés par des projets certifiés de reforestation, d'énergie renouvelable ou d'efficacité énergétique. Le prix d'un crédit varie généralement entre 5 et 50 dollars selon le type de projet, sa localisation et le standard de certification. Les crédits sont certifiés par des organismes reconnus comme le Gold Standard ou le Verified Carbon Standard (VCS) pour garantir leur crédibilité.
Pourquoi opter pour la compensation carbone volontaire ?
Opter pour la compensation carbone volontaire comporte de nombreux avantages, à la fois pour l'entreprise et pour l'environnement :
- Contribuer directement à la réduction des émissions mondiales : en finançant des projets de réduction ou de séquestration, l'entreprise participe à l'effort collectif contre le changement climatique ;
- Atteindre ses propres objectifs de durabilité : la démarche s'inscrit dans des engagements de réduction des émissions et l'intégration de pratiques commerciales durables dans l'ensemble des opérations ;
- Fidéliser la clientèle et attirer les investisseurs responsables : consommateurs comme investisseurs sont de plus en plus attentifs à l'impact environnemental des entreprises qu'ils soutiennent ;
- Améliorer sa réputation et sa crédibilité : la compensation envoie un message fort sur l'engagement de l'entreprise auprès de ses partenaires et parties prenantes ;
- Générer des retombées positives sur les communautés locales : création d'emplois, amélioration de la qualité de l'air et de l'eau, préservation des écosystèmes locaux.
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Quelles sont les limites de la compensation carbone ?
Le mécanisme de compensation carbone comporte d'importantes limites. Mal utilisé, il peut servir d'alibi plutôt que de véritable levier climatique. Quatre écueils principaux doivent retenir l'attention des entreprises.
La compensation carbone au service du greenwashing
La compensation carbone peut être détournée au service du greenwashing, c'est-à-dire d'une communication trompeuse sur les actions écologiques d'une entreprise destinée à améliorer son image sans engager de véritables efforts de durabilité.
Certaines entreprises achètent ainsi des crédits carbone pour masquer leur inaction, tout en continuant à polluer à des niveaux élevés. Elles peuvent financer des projets de faible qualité ou non additionnels, exagérer leurs impacts et recourir à des messages publicitaires trompeurs pour paraître plus vertueuses qu'elles ne le sont réellement.
La compensation carbone des vols aériens consiste à neutraliser les émissions de CO₂ d'un voyage en avion par l'achat de crédits finançant reforestation, énergies renouvelables ou conservation. Elle ne doit toutefois pas être vue comme une solution de premier recours : avant de compenser, il est essentiel de réduire au maximum les déplacements en avion en privilégiant les alternatives (train, bus, covoiturage sur les courtes et moyennes distances), en utilisant la visioconférence pour limiter les déplacements professionnels, en choisissant des vols directs et des compagnies plus efficaces. Une fois le vol réellement nécessaire, la compensation intervient pour neutraliser les émissions inévitables, à condition de choisir des programmes fiables et certifiés par des organismes reconnus.
En se concentrant uniquement sur la compensation plutôt que sur la réduction, certaines entreprises retardent les efforts globaux nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques. Le manque de transparence et de normes uniformes facilite cette pratique et complique l'évaluation de l'impact réel des initiatives. En somme, la compensation carbone doit être utilisée avec transparence et en complément d'efforts réels de réduction des émissions.
Les projets financés ne sont pas toujours efficaces
Certains projets de compensation carbone ne sont pas vertueux parce qu'ils ne parviennent pas à réduire les émissions de manière réelle et durable. Plusieurs raisons expliquent pourquoi ces projets peuvent être problématiques :
- une qualité insuffisante : des projets de faible qualité n'offrent pas les réductions promises, comme des reforestations dont les arbres ne survivent pas longtemps ;
- la non-additionnalité : un projet qui aurait été réalisé même sans le financement des crédits carbone ne représente pas une réduction supplémentaire des émissions ;
- une surévaluation de l'impact : certains projets exagèrent leur contribution réelle à la réduction des émissions ;
- un manque de permanence : une reforestation peut être anéantie par des incendies, des tempêtes ou un changement d'usage des terres ;
- des fuites carbone : protéger une forêt d'un côté peut entraîner la déforestation d'une autre forêt non protégée ;
- un manque de transparence : des projets insuffisamment vérifiés rendent difficile l'évaluation de leur véritable impact.
Pour être réellement efficaces, les projets de compensation carbone doivent être soigneusement planifiés, vérifiés et suivis afin de garantir des réductions réelles, supplémentaires et permanentes, qui n'auraient pas eu lieu sans le financement de la compensation.
Le prix des crédits carbone est peu élevé
Le prix d'un crédit carbone est relativement bas, généralement entre 5 et 50 dollars par tonne de CO₂. Cette accessibilité financière incite certaines entreprises à acheter des crédits plutôt qu'à réduire réellement leurs propres émissions. En raison de ce coût modeste, il est facile de compenser ses émissions sur le papier sans engager les actions concrètes et coûteuses nécessaires pour diminuer son empreinte carbone.
Pour que la compensation soit véritablement efficace, les entreprises doivent être encouragées à réduire d'abord leurs émissions et à utiliser les crédits carbone en complément, en s'assurant que les projets financés sont de haute qualité et apportent des bénéfices environnementaux réels et durables.
Les pays du Sud, victimes de la compensation des pays du Nord
Les projets de compensation carbone, bien qu'initiés pour atténuer le changement climatique, génèrent souvent des conséquences négatives dans les pays où ils sont mis en œuvre, principalement dans les pays du Sud. Ils peuvent nuire à la biodiversité et aux écosystèmes, mais aussi aux droits humains : expropriation des terres, absence de consultation des populations locales et compensations insuffisantes, voire inexistantes, sont fréquemment signalées.
Selon un rapport d'Oxfam, l'utilisation massive des terres pour le stockage de carbone pourrait poser des problèmes de sécurité alimentaire et entraîner le déplacement de populations locales, car elle nécessiterait l'accaparement de larges étendues de terre. Les terres agricoles et les forêts, essentielles à la subsistance des populations locales, sont souvent converties en plantations industrielles ou en réserves de carbone.
Ainsi, les pays du Sud, qui polluent le moins et sont les premières victimes du changement climatique, paient souvent le prix fort pour la compensation carbone des pays du Nord.
Comment avoir un réel impact avec la compensation carbone ?
La compensation n'a de valeur que si elle s'intègre dans une stratégie globale. La bonne séquence consiste à éviter ses émissions autant que possible, puis à réduire celles qui restent, et enfin à compenser uniquement les émissions résiduelles incompressibles.
- Éviter Supprimer les émissions à la source : repenser les usages, les déplacements et les process pour ne pas émettre.
- Réduire Améliorer l'efficacité énergétique, adopter des technologies propres et basculer vers les énergies renouvelables.
- Mesurer Réaliser un bilan carbone pour quantifier les émissions directes et indirectes restantes.
- Compenser Financer des projets certifiés pour neutraliser uniquement les émissions résiduelles incompressibles.
La compensation doit s'accompagner d'une réduction effective des émissions
La compensation carbone n'a d'impact réel que si elle s'accompagne d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre. La simple compensation, sans efforts pour diminuer les émissions à la source, ne fait que déplacer le problème sans le résoudre durablement. Une entreprise doit d'abord s'engager à réduire ses propres émissions par des mesures concrètes : amélioration de l'efficacité énergétique, adoption de technologies propres et transition vers des sources d'énergie renouvelable.
Ce n'est qu'après avoir réduit ses émissions autant que possible qu'une entreprise devrait recourir à des projets de compensation pour neutraliser les émissions restantes.
Mesurer son empreinte en réalisant un bilan carbone
Une entreprise souhaitant se lancer dans la compensation carbone doit d'abord mesurer son empreinte grâce à un bilan carbone. Cette étape essentielle consiste à évaluer et quantifier l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre générées par ses activités, y compris les émissions directes (sources possédées ou contrôlées par l'entreprise) et indirectes (achat d'énergie, autres sources de la chaîne de valeur).
Réaliser un bilan carbone permet à l'entreprise de comprendre l'ampleur et les sources principales de ses émissions, ce qui est crucial pour identifier les domaines où des réductions peuvent être effectuées efficacement. Le bilan sert de base pour définir des objectifs de réduction et élaborer des stratégies, en intégrant efficacité énergétique, transition vers les renouvelables et optimisation des processus.
Une fois le bilan réalisé et les actions de réduction mises en place, l'entreprise peut alors se tourner vers des projets de compensation pour neutraliser les émissions résiduelles qu'elle ne peut pas encore éliminer. Sa démarche s'inscrit ainsi dans une stratégie globale de gestion et de réduction de son empreinte, plutôt que de reposer uniquement sur la compensation.
Les projets financés doivent satisfaire des exigences de qualité
Pour avoir un réel impact, un projet de compensation carbone doit réunir quatre exigences de qualité indissociables. Chacune garantit que les réductions d'émissions revendiquées sont réelles, vérifiables et uniques.
Mesurable
Quantifier précisément les tonnes de CO₂ équivalent réduites ou séquestrées permet d'évaluer l'impact réel, de garantir la permanence des réductions et de gérer les risques comme les fuites de carbone. Sans mesure rigoureuse, impossible d'assurer des bénéfices réels et durables.
Certifié
La certification par des organismes indépendants (Verified Carbon Standard, Gold Standard) garantit que le projet respecte des normes rigoureuses et vérifiables. Elle renforce la transparence et la traçabilité, et évite les risques de greenwashing.
Additionnel
Le projet doit apporter des réductions qui n'auraient pas eu lieu sans son financement. Financer une plantation déjà prévue ne constitue pas une action additionnelle et ne justifie pas la vente de crédits carbone.
Transparent et unique
Toutes les informations (méthodologie, impacts, vérification) doivent être accessibles. Chaque tonne réduite correspond à un crédit unique enregistré dans un registre public, évitant la double comptabilisation où un même crédit serait utilisé plusieurs fois.
Acheter du gaz compensé carbone et de l'électricité durable
L'achat de gaz compensé carbone est un moyen, pour les entreprises, de s'engager dans la transition énergétique. En choisissant cette option, elles soutiennent des projets qui contribuent à la lutte contre le changement climatique, tout en envoyant un message fort à leurs parties prenantes sur leur engagement.
Pour s'engager pleinement, il est également judicieux d'acheter de l'électricité verte. Certifiées par des Garanties d'Origine, les offres d'électricité verte garantissent que le fournisseur d'électricité injecte dans le réseau une quantité d'électricité d'origine renouvelable équivalente à la consommation du client.
Quels sont les différents projets de compensation carbone ?
Il existe deux grandes familles de projets de compensation carbone : les projets de réduction des émissions, qui diminuent ou évitent les rejets de GES, et les projets de séquestration, qui capturent et stockent le CO₂ déjà présent dans l'atmosphère.
Les projets de réduction d'émissions de gaz à effet de serre
Les projets de réduction d'émissions de GES sont des initiatives visant à diminuer ou éliminer les émissions dans différents secteurs. En voici les principaux types :
Énergie renouvelable
Installation de sources d'énergie propres (solaire, éolien, hydraulique, géothermie) qui réduisent la dépendance aux combustibles fossiles et les émissions liées à la production d'électricité.
Efficacité énergétique
Optimisation des process industriels, technologies plus performantes et sensibilisation à la gestion de l'énergie réduisent la consommation et les émissions de GES.
Gestion des déchets
Réduction des émissions de méthane issues de la décomposition des déchets organiques en décharge, en capturant et en valorisant le biogaz produit.
Transport durable
Encouragement des modes de transport à faibles émissions : transports publics, covoiturage, véhicules électriques, infrastructures favorables aux vélos et aux piétons.
Agriculture durable
Agroforesterie, agrivoltaïsme, conservation des sols et gestion des engrais réduisent les émissions de l'agriculture et améliorent la séquestration du carbone.
Ces projets sont essentiels pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris et limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels. En investissant dans ces initiatives, entreprises et gouvernements contribuent significativement à la lutte contre le changement climatique tout en favorisant un développement économique durable.
Les projets de séquestration de carbone
Les projets de séquestration de carbone visent à capturer et stocker le CO₂ de l'atmosphère, ou à le retirer des sources d'émission pour le stocker de manière permanente. En voici les principaux types :
Reforestation et afforestation
La plantation de nouveaux arbres (afforestation) ou la restauration de forêts dégradées (reforestation) capture le CO₂ atmosphérique dans la biomasse forestière et le sol, contribuant à sa séquestration à long terme.
Gestion des terres agricoles
Agroforesterie, conservation des sols et rotation des cultures augmentent la capacité des sols à stocker le carbone organique, réduisant ainsi le CO₂ atmosphérique.
Captage et stockage du carbone (CSC)
Les technologies de CSC capturent le CO₂ de sources fixes (centrales électriques, installations industrielles), puis le transportent et le stockent durablement dans des formations géologiques souterraines.
Utilisation du CO₂
Certaines technologies utilisent le CO₂ capturé comme matière première (carburants, produits chimiques, matériaux de construction), réduisant les émissions tout en évitant le recours aux combustibles fossiles.
Comment compenser ses émissions carbone avec Selectra ?
Depuis 2019, Selectra propose aux petits professionnels de prendre part à un programme de compensation carbone volontaire afin de compenser une partie ou la totalité de leurs émissions de CO₂ en acquérant des crédits carbone. Ces crédits sont issus d'une variété de projets de réduction ou de séquestration des gaz à effet de serre soigneusement sélectionnés par Selectra et ses partenaires compensateurs, dont le projet Gandhi.
Les formules de compensation carbone proposées par Selectra
Selectra propose six formules de compensation carbone, chacune compensant un volume annuel de CO₂ pour un montant mensuel défini :
| Formule | CO₂ compensé par an | Tarif mensuel |
|---|---|---|
| Électricité | 2,24 tonnes | 2,99 €/mois |
| Gaz | 2,98 tonnes | 3,99 €/mois |
| Maison & nourriture | 3,59 tonnes | 4,99 €/mois |
| Électricité et gaz | 4,49 tonnes | 5,99 €/mois |
| Personnelle | 5,40 tonnes | 7,50 €/mois |
| Foyer | 11,34 tonnes | 14,99 €/mois |
Formules sans engagement, changement d'offre possible à tout moment. Source : Selectra.
Comment résilier l'offre de compensation carbone Selectra ?
Le service de compensation carbone de Selectra fait l'objet d'un contrat sans engagement. Le professionnel peut donc le résilier sans frais à tout moment, simplement en avertissant Selectra par email.
Aller plus loin : empreinte carbone et Energy Management
La compensation carbone s'inscrit dans une démarche globale de gestion de l'énergie et de réduction de l'empreinte carbone. Explorez chaque thématique pour passer de la stratégie à l'action.
Empreinte carbone
Normes et performance
Aides et dispositifs
Profils concernés
Questions fréquentes sur la compensation carbone en entreprise
Un crédit carbone est un certificat représentant la réduction d'une tonne métrique de CO₂ (ou l'équivalent en autres gaz à effet de serre). Il est généré par un projet certifié de réduction ou de séquestration des émissions et permet à une entreprise de compenser ses émissions résiduelles.
Le prix d'un crédit carbone varie généralement entre 5 et 50 dollars par tonne de CO₂, selon le type de projet, sa localisation et le standard de certification. Les projets à fort co-bénéfice social et environnemental peuvent coûter davantage.
Non. La compensation n'a d'impact réel que si elle intervient en dernier recours, après avoir évité puis réduit les émissions à la source. Une entreprise doit d'abord réaliser un bilan carbone et engager des actions concrètes de réduction avant de compenser uniquement ses émissions incompressibles.
Un projet de qualité doit être mesurable, certifié par un organisme reconnu (Gold Standard ou Verified Carbon Standard), additionnel (les réductions n'auraient pas eu lieu sans le projet) et transparent, avec des crédits uniques enregistrés dans un registre public pour éviter la double comptabilisation.
La compensation réglementaire est imposée aux industries les plus polluantes des pays signataires du protocole de Kyoto, via un système de quotas plafonnés. La compensation volontaire est une démarche libre par laquelle une entreprise finance des projets pour compenser ses émissions résiduelles.