Certificats d'économies d'énergie · août 2025

8,33 €

par MWh cumac pour un CEE standard, selon le registre national des CEE

4 %

de coefficient d'actualisation appliqué chaque année selon le Ministère de la Transition écologique

1 =1

équivalence : 1 kWh cumac correspond exactement à 1 Certificat d'Économies d'Énergie

3 100 TWh

cumac d'économies visés sur la 5ᵉ période du dispositif CEE (2022-2025)

Le kWh cumac en 2 minutes : l'essentiel à retenir

Avant d'entrer dans le détail de la définition, du prix et du calcul, voici une synthèse des caractéristiques clés du kWh cumac et de son rôle dans le dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie. Ce tableau répond aux questions les plus fréquentes que se posent les entreprises engagées dans un projet de rénovation énergétique.

Question Réponse
Prix du kWh cumac 8,33 €/MWh cumac pour un CEE standard
9,99 €/MWh cumac pour un CEE Précarité
Formule de calcul du kWh cumac kWh économisé × durée de vie de l'équipement (an) × coefficient d'actualisation (4 %)
Équivalence CEE / kWh cumac 1 kWh cumac = 1 Certificat d'Économies d'Énergie (CEE)
Conditions d'éligibilité au dispositif CEE Travaux réalisés par un artisan certifié RGE
Rôle du kWh cumac Unité de mesure des économies d'énergie réalisées dans le cadre de travaux de rénovation énergétique

Source : Selectra, d'après le registre national des Certificats d'Économies d'Énergie · août 2025.

Pourquoi le kWh cumac intéresse les entreprises ?

Pour une entreprise qui engage des travaux d'efficacité énergétique, chaque kWh cumac généré est valorisable : il correspond à un certificat que les fournisseurs d'énergie obligés rachètent. Plus le projet économise d'énergie sur une longue durée de vie, plus le volume de kWh cumac, et donc la prime énergie associée, est important.

Qu'est-ce que le kWh cumac ?

Définition du kWh cumac

Le kWh cumac est l'unité de mesure utilisée pour quantifier les économies d'énergie réalisées grâce à un projet de rénovation énergétique. C'est le terme abrégé de « kilowattheure cumulé actualisé », une formule qui en explique directement le principe :

  • « Cumulé » : on mesure le nombre de kWh économisés suite à un projet de rénovation énergétique durant toute la durée de vie de l'équipement installé ;
  • « Actualisé » : le nombre de kWh économisés cumulés est actualisé en considérant l'usure des équipements installés et la baisse de performance qui en résulte.

Le kWh cumac indique la quantité d'énergie qui aurait été consommée, et qui n'a pas été consommée, grâce au projet de rénovation énergétique. Par exemple, la quantité de kWh cumac économisée suite à l'installation d'un appareil énergétiquement performant équivaut à la somme des économies annuelles d'énergie réalisées pendant toute la durée de vie de cet équipement.

Rôle du kWh cumac dans le dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie

Le kWh cumac est l'unité de mesure des économies d'énergie utilisée dans le cadre du dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie (CEE). La règle d'équivalence est simple : 1 kWh cumac = 1 CEE. Chaque kWh d'énergie économisé, une fois cumulé et actualisé, donne donc droit à un certificat valorisable sur le marché.

Que sont les CEE ?

Le dispositif des CEE a été instauré par la loi POPE en 2005 pour encourager les entreprises, les collectivités et les particuliers à réduire leur consommation d'énergie. Il repose sur une obligation réglementaire : les fournisseurs d'énergie doivent détenir un certain nombre de certificats, sous peine de sanctions financières. Toute entreprise qui fournit ou distribue de l'énergie doit donc participer à la réduction de la consommation nationale en obtenant des CEE.

Pour remplir cette mission, les fournisseurs proposent une aide financière : la prime énergie (ou prime CEE). Les économies générées par les travaux sont calculées en kWh cumac, et chaque kWh cumac correspond à un certificat. Les fournisseurs accumulent ainsi les CEE nécessaires pour respecter leurs obligations tout en soutenant la transition énergétique.

Il existe deux types de certificats, qui se distinguent par le public bénéficiaire des travaux et par le niveau de prime accordé :

Les CEE standard

Ce sont les certificats générés pour les travaux d'économie d'énergie courants, sans condition de ressources du bénéficiaire. Ils constituent le volume principal du dispositif.

Les CEE Précarité

Ce sont les CEE générés pour des travaux énergétiques dans les logements occupés par des ménages en situation de précarité énergétique. Ils ouvrent droit à une prime énergie plus importante que les CEE standard.

Les objectifs de la 5ᵉ période du dispositif CEE

Dans le cadre du dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie, la France a défini des objectifs d'économie d'énergie à réaliser sur une période de trois ans. Cette période, la 5ᵉ période du dispositif CEE, a débuté le 1ᵉʳ janvier 2022 et s'achève le 31 décembre 2025. L'objectif était initialement de réaliser 2 500 TWh cumac d'économies d'énergie, dont 730 TWh cumac de CEE Précarité.

En octobre 2022, les objectifs de la 5ᵉ période ont été revus à la hausse, atteignant 3 100 TWh cumac, soit 600 TWh cumac supplémentaires.

Objectif d'économies de la 5ᵉ période (2022-2025), en TWh cumac

Objectif initial 2 500 TWh
Objectif révisé (octobre 2022) 3 100 TWh

Les 600 TWh cumac supplémentaires se répartissent en 200 TWh cumac de CEE standard et 400 TWh cumac de CEE Précarité.

Source : dispositif CEE, 5ᵉ période · objectifs relevés en octobre 2022.

Quel est le prix en € du kWh cumac ou d'un CEE ?

Le prix du kWh cumac en août 2025

En août 2025, le prix moyen pondéré du kWh cumac s'établit à deux niveaux distincts selon le type de certificat :

  • 8,33 €/MWh pour un CEE standard ;
  • 9,99 €/MWh pour un CEE Précarité.

Le prix du kWh cumac est coté selon le registre Emmy (registre national des Certificats d'Économies d'Énergie). Emmy est une plateforme d'échange qui enregistre l'ensemble des transactions relatives aux Certificats d'Économies d'Énergie. Elle actualise chaque mois le volume moyen mensuel et le prix moyen mensuel pondéré de cession des certificats, exprimé en €/MWh cumac.

Le cours du prix du kWh cumac selon le registre Emmy

Le prix moyen des cotations CEE sur le registre Emmy évolue chaque mois en fonction des transactions réalisées. D'après les dernières données relevées, les cours oscillent autour de 8,33 €/MWh pour les CEE classiques et de 9,99 €/MWh pour les CEE Précarité, avec des variations notables selon le contexte de marché. La donnée est mise à jour mensuellement par le registre national des Certificats d'Économies d'Énergie.

On remarque que le prix d'un CEE Précarité a connu une hausse sans précédent en juillet 2025, atteignant 11,34 €/MWh. Cette hausse s'explique par le faible volume de CEE Précarité échangé, qui accentue la volatilité. S'y ajoutent une offre limitée (stocks encore en attente d'instruction), une rectification des indices qui a semé l'incertitude, et surtout l'anticipation de la 6ᵉ période (2026-2030) avec des obligations accrues pour les ménages précaires.

Le cours du kWh cumac peut être influencé par de nombreux facteurs de marché et de réglementation :

  • l'obligation globale de CEE, fixée par l'État sous la forme d'objectifs à atteindre par période triennale ;
  • l'offre et la demande régulées par les différents acteurs du marché des CEE ;
  • le nombre de programmes d'économie d'énergie en cours ;
  • l'activité économique, qui peut influer sur le nombre de travaux de rénovation réalisés et sur la capacité des consommateurs à en réaliser ;
  • les chocs conjoncturels comme la crise de la COVID-19, qui a réduit à la fois la consommation d'énergie et la réalisation de travaux de rénovation.

Source : registre national des Certificats d'Économies d'Énergie. Cotations indicatives, consultez le registre Emmy pour le cours officiel du mois en cours.

Comment sont calculées les économies d'énergie en kWh cumac ?

La formule de calcul des économies en kWh cumac

Pour obtenir le nombre de kWh cumac générés par un projet, trois paramètres sont pris en compte. Plus la quantité d'économies d'énergie générée dans l'immédiat est importante, et plus la durée de vie de l'équipement installé est longue, plus la quantité de kWh cumac émise par le projet est élevée.

  1. Économie d'énergie annuelle (kWh) La mesure des économies d'énergie générées chaque année par la nouvelle installation ou les travaux d'amélioration énergétique.
  2. Durée de vie de l'installation (ans) La période pendant laquelle l'équipement reste opérationnel, déterminante pour évaluer les économies cumulées sur toute sa vie.
  3. Coefficient d'actualisation (4 %) Le facteur qui considère la baisse progressive de l'efficacité au fil du temps. Fixé à 4 % par le Ministère de la Transition écologique.
Les trois paramètres de la formule du kWh cumac · Source : Selectra

La formule de calcul du kWh cumac est donc la suivante :

Formule du kWh cumac

kWh cumac

kWh gain
économie annuelle

Durée de vie
en années

Coef. actualisation
4 %

Source : Selectra, d'après le Ministère de la Transition écologique.

Le coefficient d'actualisation a été fixé à 4 %. Comme l'explique le Ministère de la Transition écologique, ce coefficient traduit concrètement la dégradation des performances année après année :

« Les économies d'énergie réalisées au cours de chaque année suivant la première sont actualisées en divisant par 1,04 les économies de l'année précédente. »

Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires

Un exemple de calcul d'économies en kWh cumac

Prenons l'exemple d'un projet de rénovation énergétique qui permet d'économiser 1 000 kWh par an pendant 10 ans. En appliquant la formule évoquée précédemment, on obtient :

kWh cumac = (1 000 × 10) / 1,04 = 9 615,38 kWh cumac

On obtient ainsi le nombre de kWh cumac qu'il est possible de revendre dans le cadre du dispositif CEE, et donc le volume de certificats valorisables auprès des fournisseurs obligés.

Plus la durée de vie est longue, plus le projet rapporte de kWh cumac

À économie annuelle égale, un équipement dont la durée de vie est longue génère davantage de kWh cumac qu'un équipement à courte durée de vie. C'est un critère décisif au moment d'arbitrer entre plusieurs solutions de rénovation pour maximiser la prime énergie de votre entreprise.

Opérations standardisées et opérations spécifiques

Dans le cadre du dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie, le montant des kWh cumac est calculé selon deux grandes catégories d'opérations, qui n'obéissent pas à la même logique de quantification :

Les opérations standardisées

Elles concernent des travaux d'économie d'énergie courants et répandus. Les économies réalisées, exprimées en kWh cumac, peuvent ensuite être revendues aux fournisseurs d'énergie obligés.

Des fiches d'opérations standardisées proposent des montants forfaitaires d'économies pour simplifier le calcul. Élaborées par l'ADEME, elles couvrent six secteurs : résidentiel, tertiaire, industriel, agricole, transport et réseaux.

Les opérations spécifiques

À l'inverse des opérations standardisées, elles sont réalisées directement par les « obligés », c'est-à-dire les fournisseurs d'énergie. Ces travaux correspondent à des initiatives d'économies d'énergie sur mesure, adaptées aux besoins d'une entreprise ou d'une organisation.

Contrairement aux opérations standardisées fondées sur des montants forfaitaires, les économies générées nécessitent ici une évaluation plus détaillée et personnalisée pour déterminer le nombre de kWh cumac économisés.

Quels travaux permettent d'obtenir des kWh cumac ?

De nombreux travaux sont éligibles à l'obtention de kWh cumac via le dispositif des Certificats d'Économies d'Énergie, aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels. Ils visent tous à réduire durablement la consommation d'énergie d'un bâtiment ou d'un équipement :

  • Les travaux d'isolation : isolation des murs extérieurs et intérieurs, de la toiture, des combles, ainsi que le remplacement des fenêtres par des versions plus économes en énergie ;
  • Les travaux de chauffage : remplacement du système de chauffage par des solutions telles que les pompes à chaleur air/eau ou eau/eau, les chaudières à haute performance, biomasse ou à granulés de bois ;
  • Le remplacement d'équipements existants par des versions plus économes, comme les lampes LED de classe A+ ou l'installation d'afficheurs de consommation d'énergie ;
  • Les Contrats de Performance Énergétique (CPE), qui garantissent l'atteinte des objectifs de réduction de consommation d'un bâtiment et donc des primes CEE associées.
Exemple : l'isolation des combles dans le tertiaire

La réalisation d'une isolation de combles dans le secteur tertiaire donne droit à une quantité de CEE allant de 1 100 à 3 300 kWh cumac par mètre carré d'isolant installé. Ce chiffre varie selon la localisation, le type d'énergie de chauffage utilisé et le secteur d'activité concerné.

À l'inverse, certains travaux ne sont pas éligibles aux CEE et ne permettent donc pas d'obtenir des kWh cumac. C'est notamment le cas des installations émettant d'importantes quantités de dioxyde de carbone, ou des actions visant simplement à remplacer une source d'énergie par une autre sans gain de performance.

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Le kWh cumac s'inscrit dans l'écosystème plus large des Certificats d'Économies d'Énergie et de la performance énergétique en entreprise. Explorez les dispositifs et les profils associés pour passer de la mesure à l'action.

Questions fréquentes sur le kWh cumac

Pour être éligibles à l'obtention de Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), les travaux doivent impérativement être réalisés par un professionnel détenteur de la qualification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement). Ce label atteste que l'artisan possède les compétences requises en matière d'efficacité énergétique et garantit que les interventions génèrent des économies d'énergie réelles et mesurables.

Le kWh (kilowattheure) quantifie l'énergie réellement consommée par un appareil sur une période donnée. Le kWh cumac, lui, évalue l'économie d'énergie réalisée grâce à des travaux d'efficacité énergétique, sur toute la durée de vie estimée de l'équipement, en tenant compte de la baisse de performance au fil du temps. Le premier mesure une consommation, le second une énergie « évitée ».

En août 2025, le prix moyen pondéré est de 8,33 €/MWh cumac pour un CEE standard et de 9,99 €/MWh cumac pour un CEE Précarité, selon le registre national des Certificats d'Économies d'Énergie (registre Emmy). Ce cours est actualisé chaque mois en fonction des transactions réalisées.

La formule est : kWh cumac = kWh économisés par an × durée de vie de l'équipement (en années) × coefficient d'actualisation (4 %). Par exemple, un projet économisant 1 000 kWh par an pendant 10 ans génère (1 000 × 10) / 1,04 = 9 615,38 kWh cumac.

La 5ᵉ période (1ᵉʳ janvier 2022 au 31 décembre 2025) visait initialement 2 500 TWh cumac d'économies. En octobre 2022, cet objectif a été relevé à 3 100 TWh cumac, soit 600 TWh cumac supplémentaires : 200 TWh cumac de CEE standard et 400 TWh cumac de CEE Précarité.