À retenir

  • Le prix spot de l'électricité varie heure par heure sur le marché de gros day-ahead, en fonction de la situation du système (production, demande, météo, arrêts de centrales). Il sert de référence aux contrats pros à tarification dynamique ou indexés.
  • Le marché à terme (CAL26, CAL27, CAL28) permet de sécuriser un prix sur 1 à 3 ans : livraison annuelle, transaction négociée bien à l'avance.
  • L'ARENH a pris fin le 31 décembre 2025 ; il a été remplacé au 1 er janvier 2026 par le Versement nucléaire universel.
  • Les prix affichés sont le prix spot du marché de gros, en €/MWh : des prix de gros bruts, hors taxes, hors acheminement (TURPE Enedis/RTE) et hors marge fournisseur. Sur la facture, votre fournisseur ajoute ces composantes.

Prix spot, tarif dynamique : qu'est-ce que ça change pour une entreprise ?

De nombreux contrats d'électricité pour les professionnels sont aujourd'hui indexés sur le marché de gros, notamment sur la composante horaire — c'est le tarif dynamique. Si vous avez ce type de contrat, le prix que vous payez sur votre facture n'est plus fixe : il suit en direct, à la hausse comme à la baisse, le prix spot de l'électricité fixé heure par heure par le marché. Sur cette page, vous suivez exactement le prix spot du marché de gros qui sert de base à cette facturation.

Attention à ne pas confondre le prix spot avec le prix final de votre facture. Les valeurs affichées ici sont le prix de gros brut (la cotation du marché day-ahead), hors taxes et hors acheminement. Pour un contrat à tarification dynamique, votre fournisseur part de ce prix horaire, puis y ajoute les taxes en vigueur (accise sur l'électricité, contribution tarifaire d'acheminement, TVA), le TURPE (acheminement Enedis, qui dépend de votre puissance souscrite et de votre profil C5/C4/C3) et sa marge commerciale.

Aujourd'hui (16 août 2026), le prix spot se situe à 138,1 €/MWh en moyenne sur la journée . Sur 24 heures, l'écart entre l'heure la moins chère (27,3 €/MWh à 13 h) et l'heure la plus chère (206,5 €/MWh à 22 h) est donc d'environ 179 €/MWh : c'est cet écart, présent presque tous les jours, qui rend la tarification dynamique intéressante pour les entreprises capables de décaler une partie de leur consommation sur les heures les moins chères.

Pour les entreprises qui ne peuvent pas piloter leur consommation, la tarification dynamique reste utilisable mais le risque budgétaire augmente. C'est pourquoi de nombreuses PME et ETI arbitrent entre une part fixe (sécurisée sur le marché à terme, voir la page CAL) et une part dynamique pour profiter des baisses sans s'exposer totalement à la volatilité. Les courtiers en énergie aident à dimensionner ce mix selon votre tolérance au risque.

Prix spot de l'électricité heure par heure · 16 août 2026

Prix spot moyen par jour, marché de gros day-ahead (€/MWh).

Hier · 15 août

122,3  €/MWh

Aujourd'hui · 16 août 2026

138,1  €/MWh

▲ +12,9 % vs hier

Demain · 17 août

177,4  €/MWh

▲ +28,5 % vs auj.

Aujourd'hui

16 août 2026
Moyenne 138,1 €/MWh Min 27,3 € à 13 h Max 206,5 € à 22 h

Demain

17 août
Moyenne 177,4 €/MWh Min 141,3 € à 14 h Max 213,8 € à 20 h

Source : marché de gros français de l'électricité (prix spot day-ahead), en €/MWh.

Sur une journée typique, les heures les moins chères se concentrent la nuit (00 h – 06 h), quand la demande s'effondre, et en milieu de journée (12 h – 14 h), quand la production solaire culmine et inonde le réseau. À l'inverse, les pics apparaissent en début de matinée (07 h – 09 h), quand l'industrie redémarre, et surtout en soirée (18 h – 21 h), lorsque les ménages allument tout en même temps (cuisson, télé, chauffage).

Pour une entreprise dont la consommation est flexible (chauffe-eau industriels, recharge de flotte électrique, data center capable d'effacement, agro-alimentaire avec stockage froid), décaler la consommation des heures rouges vers les heures vertes peut représenter 20 à 40 % d'économie sur la part énergie. C'est l'enjeu principal des contrats à tarification dynamique : ils transforment votre courbe de charge en levier de pilotage budgétaire.

Et quand le prix spot devient négatif ?

Ça arrive de plus en plus régulièrement en France, surtout les week-ends et jours fériés ensoleillés du printemps. Quand la production renouvelable (solaire, éolien) est massive et que la demande est faible, l'offre dépasse la demande : certains producteurs préfèrent payer pour évacuer leur électricité plutôt que d'arrêter une centrale nucléaire ou un parc éolien (un arrêt-redémarrage est plus coûteux que quelques heures à prix négatif).

Pour une entreprise sur contrat dynamique, ce n'est pas un mirage : vous êtes effectivement rémunéré pour consommer pendant ces créneaux (déduction faite des taxes fixes). C'est particulièrement intéressant pour des usages flexibles : recharge de batteries (véhicules, stockage stationnaire), production d'hydrogène, pompage d'eau dans des installations agricoles, ou tout simplement préchauffer/pré-refroidir des locaux.

Évolution du prix spot sur les 30 derniers jours

Moyenne journalière du prix spot de l'électricité en France (marché de gros day-ahead). Cette courbe permet de visualiser les périodes de tension (vagues de froid, baisses de production renouvelable, arrêts nucléaires) et les épisodes de prix bas (week-ends, surplus solaire).

Source : marché de gros français de l'électricité (prix spot day-ahead), en €/MWh. Moyennes journalières sur les 30 derniers jours.

Tendance sur 12 mois glissants

La moyenne du prix spot de août 2026 ressort à 122,1 €/MWh, soit +28,3 % par rapport à juillet 2026 (95,2 €/MWh). La saisonnalité influe fortement : les mois d'hiver (décembre à février) cumulent généralement plus de tensions sur le système, tandis que le printemps et l'automne offrent des prix structurellement plus bas.

Source : marché de gros français de l'électricité (prix spot day-ahead), en €/MWh. Moyennes mensuelles sur les 12 derniers mois.

Histoire récente du marché

Ce que la crise énergétique 2021-2023 a appris aux entreprises

Pour comprendre la volatilité actuelle des prix et l'intérêt d'avoir une stratégie d'achat structurée, il faut revenir sur les trois années qui ont totalement redessiné le paysage énergétique français. Entre 2021 et 2023, la facture d'électricité d'une PME a pu être multipliée par trois avant de redescendre — et beaucoup d'entreprises qui n'avaient pas anticipé ont vu leur trésorerie sérieusement mise à mal.

2021 Début de crise

109 €/MWh

prix moyen sur l'année, soit ×3,4 vs 2020

L'année du basculement. Le quota CO₂ passe de 30 à plus de 80 €/tCO₂. À partir de septembre, le prix du gaz s'envole, le parc nucléaire d'EDF accumule les arrêts pour corrosion, le conflit en Ukraine commence à fissurer la confiance européenne. Le pic est atteint le 22 décembre 2021 à 452,94 €/MWh : la France, déficitaire en production, importe massivement pour passer l'hiver.

Leçon : les entreprises sur prix fixe signé avant fin 2020 ont passé l'année tranquilles. Celles sur indexé ont commencé à découvrir l'envers du décor.

2022 Année record

275 €/MWh

moyenne annuelle, soit +153 % vs 2021

L'année noire. La moitié du parc nucléaire d'EDF est à l'arrêt simultanément (corrosion sous contrainte). L'embargo russe coupe le gaz. Le 8 mars 2022, le prix gagne 190 % en moins de deux semaines pour atteindre 540 €/MWh. Le 4 avril 2022, certains créneaux horaires touchent 2 990 €/MWh : le plafond automatique européen est relevé de 3 000 à 4 000 €/MWh dans l'urgence. Le 30 août 2022, record absolu à 743 €/MWh sur la moyenne journalière (sécheresse, vague de chaleur, demande clim).

Leçon : les PME indexées ont vu leur facture quadrupler. Beaucoup ont été refusées à la renégociation. Les sites grands consommateurs ont obtenu des aides publiques (amortisseur électricité, guichet d'aide).

2023 Détente

97 €/MWh

moyenne annuelle, soit −65 % vs 2022

Le retour à la normale, sans tout à fait revenir aux niveaux d'avant-crise (~40 €/MWh entre 2014 et 2020). L'arrivée massive de GNL (notamment américain) compense la perte du gaz russe, la production renouvelable atteint des niveaux records au printemps, et l'hydroélectricité retrouve son rythme. Les contrats à terme CAL (livraison 2024) se négocient à 162,7 €/MWh, soit toujours quatre fois le niveau pré-crise.

Leçon : une prime de risque intégrée par les traders depuis le T2 2022 reste élevée pendant 18 mois. Elle se dissipe progressivement à partir de l'été 2023.

Ce qu'il faut en retenir aujourd'hui

Personne ne sait quand la prochaine crise arrive. L'expérience 2021-2023 a montré qu'il vaut mieux diversifier sa stratégie d'achat : ne jamais être 100 % sur du marché spot/indexé si l'entreprise n'a pas la trésorerie pour absorber un choc, ne jamais être 100 % sur du prix fixe à long terme non plus (en 2023, les entreprises qui avaient signé CAL2024 à 250 € ont payé deux fois trop cher). Le bon mix dépend de votre courbe de charge, de votre capacité à effacer, et de votre tolérance au risque — un expert B2B peut le calibrer en quelques jours.

Prix spot en Europe · 16 août 2026

La France se classe 17e sur 27 pays européens aujourd'hui, à 138 €/MWh. Les écarts entre pays reflètent les mix énergétiques (hydro nordique très bon marché, charbon/lignite plus cher au sud-est, gaz à la marge en Europe de l'Ouest).

Rang Zone Prix spot Écart vs France
#01 Estonie EE 9 €/MWh -129 €
#02 Finlande FI 9 €/MWh -129 €
#03 Suède SE 13 €/MWh -125 €
#04 Lituanie LT 20 €/MWh -118 €
#05 Lettonie LV 20 €/MWh -118 €
#06 Norvège NO 85 €/MWh -53 €
#07 Grèce GR 105 €/MWh -33 €
#08 Espagne ES 116 €/MWh -22 €
#09 Portugal PT 116 €/MWh -22 €
#10 Bulgarie BG 127 €/MWh -11 €
#11 Suisse CH 134 €/MWh -4 €
#12 Roumanie RO 137 €/MWh -1 €
#13 Autriche AT 138 €/MWh 0 €
#14 Belgique BE 138 €/MWh 0 €
#15 Tchéquie CZ 138 €/MWh 0 €
#16 Danemark DK 138 €/MWh 0 €
#17 France FR France 138 €/MWh référence
#18 Allemagne DE 138 €/MWh 0 €
#19 Croatia HR 138 €/MWh 0 €
#20 Hongrie HU 138 €/MWh 0 €
#21 Pays-Bas NL 138 €/MWh 0 €
#22 Pologne PL 138 €/MWh 0 €
#23 Slovénie SI 138 €/MWh 0 €
#24 Slovakia SK 138 €/MWh 0 €
#25 Italie IT 161 €/MWh +23 €
#26 Royaume-Uni UK 162 €/MWh +24 €
#27 Irlande IE 168 €/MWh +30 €

Source : marché de gros européen de l'électricité (prix spot day-ahead), en €/MWh. Les sous-zones nationales sont moyennées par pays.

Tarif dynamique vs marché à terme — quel choix pour votre entreprise ?

Une entreprise arbitre en permanence entre deux logiques d'achat : profiter des heures basses du tarif dynamique (en acceptant la volatilité), ou sécuriser un prix sur le marché à terme pour stabiliser le budget énergie.

Tarif dynamique horaire

Fixation : heure par heure · Maturité : 24 h

Le prix de l'électricité est recalculé à chaque heure. Très volatil, il peut devenir négatif en cas de surplus renouvelable. Vous payez exactement le tarif du créneau pendant lequel vous consommez.

À privilégier pour

  • Sites pouvant moduler leur consommation (industrie process, data center, agro).
  • Entreprises tolérantes à la volatilité, attentes de baisse.
  • Profils avec courbe de charge décalable (effacement).

Marché à terme (CAL)

Négociation à l'avance · Maturité : 1 à 3 ans

Le contrat Calendar (CAL26, CAL27, CAL28) fixe à l'avance le prix d'une livraison annuelle. C'est le sous-jacent des offres pros à prix fixe.

À privilégier pour

  • Entreprises voulant verrouiller un budget pluriannuel.
  • Sites à consommation stable (tertiaire, retail, EHPAD).
  • Renégociation à l'échéance contractuelle.

Comment fonctionne le marché de gros ?

Le marché de gros de l'électricité, c'est l'endroit où se rencontrent ceux qui produisent l'électricité et ceux qui la revendent à leurs clients finaux (particuliers et entreprises). Tout se passe en amont de votre compteur : avant que le moindre kWh n'arrive chez vous, il a déjà été acheté, revendu, parfois plusieurs fois, sur ce marché de gros.

Deux types de transactions cohabitent. La transaction financière (vente d'électricité contre paiement, sans livraison physique : c'est de la couverture de portefeuille) et la transaction physique (l'électricité est effectivement injectée sur le réseau pour être consommée). Une même transaction peut emprunter trois canaux : une bourse digitale, un échange de gré à gré sans intermédiaire (l'over-the-counter, ou OTC), ou un échange avec intermédiaire (un négociant qui joue les courtiers). En France, la majorité des volumes long terme passent toujours par l'OTC ; le court terme transite davantage par les bourses.

Les quatre acteurs du marché

Les producteurs

EDF (parc nucléaire, hydraulique), TotalEnergies, Engie, parcs éoliens et solaires français et européens. Ils injectent l'électricité produite (renouvelable ou nucléaire/gaz/charbon) et la vendent soit sur le marché de gros, soit en contrats long terme directs (PPA, Power Purchase Agreement).

Les traders & négociants

Banques d'investissement, salles de marché des grands énergéticiens, agrégateurs spécialisés. Ils apportent de la liquidité, jouent l'arbitrage entre zones (FR/DE/IT…) et maturités (heure, mois, an), et servent d'intermédiaires entre producteurs et fournisseurs quand la transaction n'est pas directe.

Les fournisseurs

EDF Entreprises, Engie Pro, TotalEnergies Pro, Alpiq, Alterna, et tous les fournisseurs alternatifs. Achètent l'électricité en gros pour la revendre à leurs clients finaux. Certains sont intégrés (producteur + fournisseur), comme EDF : ils peuvent puiser dans leur propre production sans passer par le marché.

Les opérateurs d'effacement

Acteurs un peu particuliers, ils valorisent l'énergie qui n'a pas trouvé preneur sur le marché en agrégeant les capacités d'effacement des entreprises (réductions volontaires de consommation rémunérées). Ils permettent au système de tenir lors des pointes hivernales sans démarrer des centrales fossiles supplémentaires.

Court terme · horaire

Le marché à 24 h

Une part de l'électricité s'achète au jour le jour, heure par heure. Les acteurs (producteurs, fournisseurs) déclarent à l'avance leurs offres et leurs besoins pour les 24 heures du lendemain ; une enchère uniforme fixe le prix pour chaque créneau horaire. C'est ce mécanisme qui alimente la tarification dynamique et les offres indexées vendues aux entreprises.

Existe également un marché intraday (à la dernière minute) pour ajuster en temps réel quand un parc éolien produit moins que prévu, ou qu'une vague de chaleur fait grimper la demande clim au-delà des prévisions.

Moyen et long terme · forward

Le marché à terme

L'autre part se négocie plusieurs mois à plusieurs années à l'avance, via des contrats hebdomadaires, mensuels, trimestriels ou annuels (CAL). Ces produits donnent de la visibilité aux deux côtés : un fournisseur qui vend du prix fixe 3 ans à un grand client doit pouvoir acheter sa matière première à un prix sécurisé sur la même durée.

Les transactions OTC (bilatérales, sans bourse) représentent encore la majorité des volumes long terme. Détails sur la page CAL.

Qu'est-ce qui fait bouger le prix spot ?

Le prix se forme à chaque heure par la confrontation de l'offre et de la demande. Plusieurs paramètres font basculer cette équation, parfois en quelques minutes.

Météo & température

Une vague de froid augmente la demande de chauffage (effet ~2 400 MW par °C en France), une journée venteuse ou ensoleillée augmente l'offre renouvelable.

Disponibilité du parc nucléaire

EDF exploite 56 réacteurs (~60 GW). Les arrêts pour maintenance, prolongation de visite ou corrosion (épisode 2022) déséquilibrent l'offre française.

Prix du gaz naturel (PEG, TTF)

Les centrales à gaz fixent souvent le prix marginal en Europe (merit order). Quand le gaz monte, le tarif électrique suit en grande partie.

Quota CO₂ (EUA)

Le système ETS européen renchérit la production fossile (charbon, gaz). Le prix de la tonne de CO₂ s'ajoute au coût de production.

Géopolitique & GNL

Tensions sur l'approvisionnement en GNL, conflit Ukraine-Russie, sanctions, événements climatiques (sécheresse → hydro en baisse) ont un effet rapide.

Demande sectorielle

Vacances scolaires, jours fériés, journées chômées d'usines (août, fin décembre) : la demande chute et fait souvent baisser le tarif, voire le rend négatif.

Quel impact sur la facture des entreprises ?

Beaucoup de contrats d'électricité pour pros incorporent tout ou partie du prix indexé sur le marché de gros. Suivre le prix spot devient alors un enjeu de pilotage budgétaire pour l'entreprise : anticiper, c'est éviter les mauvaises surprises sur les prochaines factures et arbitrer au bon moment entre renégociation, sécurisation à terme ou bascule vers un autre type d'offre.

Pour vous y retrouver, voici les six grandes familles de contrats qui existent côté entreprise, classées du plus stable au plus volatil. Selon votre profil (TPE C5, PME C4, industriel C3-C1), tous ne sont pas accessibles ni souhaitables.

Type de contrat Mécanisme Exposition au tarif dynamique À qui ça s'adresse
Tarif Bleu Pro (TRV) Tarif réglementé fixé par la CRE, révisé 2 fois par an. Indirecte Microentreprises ≤ 10 salariés et CA ≤ 2 M€.
Prix fixe (CAL) Le fournisseur a sécurisé sa position sur le marché à terme avant de vous facturer. Nulle Sites stables, budgets pluriannuels à verrouiller.
Indexé CAL (annuel) Prix indexé sur la cotation annuelle, livraison sur une année complète. Faible PME, ETI à conso régulière, horizon 1-3 ans.
Indexé trimestriel / mensuel Le prix au kWh suit la moyenne des cotations du trimestre ou du mois en cours. Moyenne Entreprises tolérantes à une volatilité mensuelle.
Indexé hebdomadaire Prix recalculé chaque semaine sur la base des blocs hebdomadaires de marché. Forte Profils flexibles avec pilotage rapproché.
Tarification dynamique horaire Le fournisseur vous facture le tarif dynamique du créneau pendant lequel vous consommez. Totale Sites pilotables (industrie process, data center, agro, recharge VE).

Source : Commission de régulation de l'énergie (CRE) et grilles tarifaires publiques des fournisseurs pros.

Profils > 250 kVA · grands comptes

Les offres « click » pour entreprises industrielles

Pour les sites au-delà du profil C3 (typiquement industrie, multi-sites tertiaires, data centers consommant plus de 10 000 MWh/an), les fournisseurs proposent des structures spécifiques appelées offres « click ». Le principe : vous signez un contrat de 2 à 5 ans, vous fixez à la signature un premier volume d'électricité au prix du jour (généralement 6 à 12 mois de conso), puis vous avez la possibilité de « cliquer » plusieurs fois pendant la durée du contrat pour acheter le reste du volume.

L'intérêt : vous lissez votre achat dans le temps et profitez des fenêtres de prix bas du marché à terme. L'inconvénient : il faut suivre activement les marchés (ou être bien conseillé) pour cliquer au bon moment. Les fournisseurs accompagnent souvent leurs clients click avec des outils de suivi et des alertes — c'est une vraie stratégie d'achat énergie pluriannuelle.

Acteurs proposant ce type de contrat sur le marché français : Engie Dynamic'Clic, Primeo Market Access, TotalEnergies Prix Market Access, Ekwateur Clics. Conditions et seuils variables selon le fournisseur.

Questions fréquentes

Marché de gros & tarif dynamique

Le marché de gros est l'endroit où l'électricité est achetée et vendue en grosses quantités entre producteurs (EDF, TotalEnergies, énergies renouvelables), fournisseurs (qui revendent au client final) et négociants. Le prix s'y forme par la confrontation de l'offre et de la demande, en temps réel. Le marché de détail, c'est ce que paie l'entreprise sur sa facture : il intègre le prix de gros + l'acheminement (TURPE) + les taxes (accise, CTA, TVA) + la marge du fournisseur.
Le tarif dynamique est un prix de l'électricité fixé heure par heure, qui reflète la situation immédiate du système électrique : la production disponible, la demande, la météo, les arrêts de centrales. Il est volatil. Le prix à terme (notamment le contrat Calendar — CAL) est négocié plusieurs mois ou années à l'avance pour une livraison sur une période donnée (généralement une année calendaire complète). Le CAL est utilisé pour sécuriser un budget énergie sur 1 à 3 ans. Détails sur la page CAL.
Cela arrive lors de pointes de production renouvelable (forte injection solaire ou éolienne) couplées à une demande faible (week-end, jours fériés, conditions météo douces). Les producteurs préfèrent payer pour évacuer leur électricité plutôt que d'arrêter une centrale nucléaire ou un parc éolien dont l'arrêt-redémarrage coûte plus cher. Les contrats à tarification dynamique répercutent alors ce prix négatif sur la facture.
L'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) était un mécanisme permettant aux fournisseurs alternatifs d'acheter à EDF jusqu'à 100 TWh d'électricité nucléaire à un prix régulé. Ce mécanisme a pris fin au 31 décembre 2025 (loi du 9 novembre 2010, abrogée). Depuis le 1er janvier 2026, il a été remplacé par le Versement nucléaire universel (VNU) : EDF facture l'intégralité de la production nucléaire au prix de marché, mais reverse à l'État la part au-dessus de seuils définis (50 et 90 €/MWh), redistribuée aux consommateurs.
Ça dépend du type d'offre. Les contrats à tarification dynamique répercutent le tarif heure par heure (vous payez le prix du marché en direct). Les offres indexées en moyennent les variations sur un mois ou un trimestre. Les offres à prix fixe n'y sont pas exposées : le fournisseur a sécurisé le prix sur le marché à terme (CAL) avant de vous le vendre. Pour le savoir, regardez la mention « indexation » sur votre facture ou sur la grille tarifaire de votre offre.
Les conditions météorologiques (température → demande de chauffage/climatisation ; vent et soleil → production renouvelable), la disponibilité du parc nucléaire français (les arrêts de tranche pour maintenance ou corrosion ont un effet majeur), le prix du gaz naturel (qui fixe le prix marginal quand les centrales à gaz sont nécessaires pour équilibrer le réseau), le prix du quota CO₂ (EUA) qui pèse sur les centrales fossiles, et la situation géopolitique (approvisionnement en GNL, tensions sur le gaz russe).
Les prix affichés correspondent aux cotations du marché de gros français de l'électricité (prix spot day-ahead), exprimées en €/MWh. Ce sont les prix de gros bruts, hors taxes, hors acheminement (TURPE) et hors marge fournisseur. La moyenne, les minima et maxima de la journée sont calculés à partir des 24 valeurs horaires ; la comparaison vs hier utilise la moyenne quotidienne.

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